Buveurs

Accueil du site > Actualités > Un accident sur dix dû à l’alcool

Enregistrer au format PDF Un accident sur dix dû à l’alcool

dimanche 1er octobre 2006, par triple0

Version imprimable de cet article Imprimer l'article  |   Envoyer par email

Toutes les versions de cet article :

  • [français]
Environ 120 morts par an dans des crashes impliquant des conducteurs ayant trop bu.

BRUXELLES Dans environ 10 % des accidents graves qui surviennent sur nos routes, au moins un des conducteurs a trop bu. Selon les données évoquées à la Chambre par le ministre fédéral de la Mobilité, Renaat Landuyt (SP.A), ce chiffre évolue peu d’une année à l’autre, en tout cas pour les années 1996 à 2002. Le ministre ne dispose pas de chiffres plus récents.

Les contrôles d’alcoolémie après un accident ne sont pas systématiques, révèle en outre le ministre. "La police procède au contrôle d’alcoolémie chaque fois qu’elle soupçonne un conducteur impliqué dans un accident d’avoir consommé de l’alcool. Toutefois, un conducteur décédé ne fera pas l’objet d’un test d’alcoolémie si aucun tiers n’est impliqué dans l’accident", explique Renaat Landuyt dans une réponse parlementaire.

De 1996 à 2002, entre 4.000 et 4.500 accidents impliquent chaque année un ou des conducteurs sous l’effet de l’alcool. Cela représente environ 9 à 10 % de tous les accidents. Cette proportion passe à 10 à 11 % dans les accidents graves (avec blessés ou tués). On sait aussi que cette proportion explose les week-ends.

Le nombre de morts dans ces accidents avec présence d’alcool varie de 97 à 161 selon les années. En moyenne, entre 1996 et 2002, les accidents impliquant un ou plusieurs conducteurs éméchés font 120 tués par an.

Interrogé par un autre député sur cette même problématique de l’alcool au volant, le ministre Landuyt a répété qu’il était favorable à l’alcolock pour les personnes jugées. Ce système permet de faire souffler le conducteur avant de lui permettre de démarrer son véhicule. Le ministre a précisé que les tests grandeur nature effectués en Belgique avaient donné de bons résultats. "Je suis donc favorable à l’introduction de l’alcolock comme mesure judiciaire alternative à une condamnation pénale en cas de conduite sous l’influence de l’alcool ou en état d’ivresse", répond M. Landuyt, qui prendra contact avec la ministre de la Justice pour l’application concrète de la mesure.

© La Dernière Heure 2006

<< Le remède du hasard | Livraison d’alcool à domicile sur Paris >>

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Suivre la vie du site Flux RSS | Add to Google | | Plan du site | Espace privé

  HebdotopHebdotop